"La case devenue trop petite, ils s'étaient installés au Parc , propriété de M.
Victor Sévère
dont autrefois Laurent avait été le valet. Un temps de sucre saucé dans du miel. La vie avait eu du bon, tigeant magnifique
comme l'arbuste aux feuilles alternativement rouges et vertes qui ornait le devant de leur case. Laurent se levait au pipiri du jour,
buvait son café, allumait sa pipe et partait la houe sur l
'épaule, le coutelas à la main. La matinée entière,
il sarclait ses carreaux de patate et de
manioc, dégradait, plantait, réparait la clôture,
s'occupait des animaux, fouillait des ignames ou des choux pour le repas, [...]"