Vision d'un défilé de carnaval
par Orville Xavier
dans son roman Laissez brûler Laventurcia

"Nous avons tout de suite été saisis par la marée humaine qui déferlait au son des tambours, des ti-bois, des cuivres, des sifflets et des trompes d'auto.diables1 Les gens s'étaient déguisés pour la circonstance en coupeurs de cannes, en Aztèques, en sultans, en mariés burlesques, en diables rouges, en nègres gros sirop , diables2 en électrodes, en gros coulirous, en neuvaines du huitième jour, en loups-garous, en mendiants, en âmes du purgatoires, en plastics systèmes bands, en alléluias, en pain au beurre, en putains de Vaval, en écorce d'orange amère, en Le Pen déwô - et les touristes les regardaient avec des yeux ronds et filmaient - , en toupies mabials, en phare de la Point-des-Nègres, en zandolis, en dis-moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es, en étoiles filantes, en mini-reines, en Deo gratias, en miroirs à sept branches, en Corsaire Sanglot, en Michaud Veillait , en bulletins dans l'urne et je te fais Président. Certains portaient des masques, d'autres les habits de l'autre sexe ; d'autres les choses de ce qu'ils avaient toujours souhaité être et que la vie scélérate leur avait refusées."

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