Isabelle et Henri Cadoré
Ils publient en 1966, chez l'Harmattan :
SOLEIL, DIABLES ET MERVEILLES,
CONTES ANTILLAIS BILINGUES : créole-français
Dans ce livre ils évoquent le Grand-Fond :
Camille, petit mulâtre de dix ans aux veux gris allait passer les grandes vacances chez son grand"père Sosthène au Grand-Fond. Toute l'année, il vivait avec sa mère à la rue Isambert à Fort-de-France.
Le premier samedi des vacances, sa mère l'installait dons le bateau pour Saint-Pierrs qui s'arrêtait à Case-Pilote ; c'était un voyage ponctué de rires, de potins et de plaisanteries.
Arrivé à Case-Pilote, il retrouvait son grand-père au débarcadère. Avant de remonter au Grand-Fond, ils achetaient à la boutique de l'huile, du sucre de canne, du sel, de la morue salée, du pain, du chocolat Elot, de la queue de cochon, du pétrole et du rhum.
Camille aimait ce grand-père au rire tambour, à la peau café qui lui faisait découvrir les bois, la pêche aux écrevisses et la chasse à l'ortolan. Pour Camille, Papa Sosthène ouvrait les portes d'un autre monde, un monde de silence ! dé contes et de mystères.
Quand son grand-père lui racontait des histoires, au pied du manguier, sous la lune, le cœur de Camille devenait tarn-tam et ses pensées s'envolaient vers les étoiles.
Papa Sosthène se levait tous les Jours avant cinq heures du matin et préparait son café. L'odeur parfumée du café réveillait Camille.
Le jour meftait des couleurs par petites touches sur le grand-Fond. "
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