C'était le héros mythique arawak, qui dans l'île de Matinino (la Martinique), "aurait laissé les femmes
qu'il avait ravies dans la grotte de CACIBAGIAGUA après avoir éloigné tous les hommes.
Dès lors, sur la foi de cette légende Matinino ne fut plus désignée par les Amérindiens que comme
l'île exclusivement peuplée de femmes."
ART PRECOLOMBIEN DE LA MARTINIQUE, M. Mattioni et M. Nicolas
Qu'appelait-on voyage triangulaire ?
"Il donna son nom au commerce colonial, il commençait d'Europe en Afrique de l'Ouest pour la traite des captifs, se poursuivait d'Afrique de l'Ouest aux Antilles pour y vendre ces captifs et se terminait des Antilles à l'Europe avec des denrées coloniales
Le schéma masque la sophistication des intermédiaires africains, fait oublier que ce commerce eut aussi pour conséquence de faire circuler de nouvelles monnaies, d'induire de nouveaux taux de change, de stimuler une économie sur les côtes africaines, d'importer de nouvelles cultures.
Y a-t-il une maison d'édition à Case-Pilote ?
Oui, elle a été créée en octobre 1994 par Jeannine Lafontaine. Elle est spécialisée en littérature antillaise...
Dans l'ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS parle-t-on de Case-Pilote ?
Case-Pilote est citée deux fois dans un seul article concernant la Martinique
et signé par le professeur d'Histoire Oruno D. LARA, Directeur du Centre de recherches
Caraïbes-Amériques
1 - "Les colons se répartissaient en compagnies de milice commandées par un capitaine, secondé par des lieutenants, enseignes et sergents. Il existait en 1640 quatre compagnies disposées sur les quartiers du Carbet, de Saint-Pierre, du Prêcheur et de Case-Pilote."
2 - "Le traité de 1660 rétablit la paix dans les îles françaises et anglaises. La Martinique comptait à cette date 2 580 Français ou Européens, 2 683 Africains, « mulâtres » et « sauvages »,
soit 5 263 individus. Cette population se répartissait entre Le Prêcheur et Case-Pilote
en six cent vingt et une habitations organisées en sept compagnies de milice. Les jésuites, en 1660, possédaient une sucrerie et des esclaves."
Pendant la guerre de 1939-1945, y-a-t'il eu des sous-marins dans les eaux pilotines ?
Dans son roman LE NÈGRE et l'Amiral, parlant de certains béké de la Martinique, Raphaël Confiant, écrit :
"La plupart d'entre eux ayaant des amis ou des parents aux Etats-Unis, il fallait que par leur truchement l'opinion publique américaine fût informée du fait que l'amiral Robert avait accordé une petite baie aux sous-marins allemands pour qu'ils puissent y faire relâche. Salin avait proposé la baie de Case-Pilote mais, devant les vives protestations de Bally, le béké de la région, peu désireux de recevoir des bombes américaines sur la tête, il avait finalement choisi l'Anse Céron au Prêcheur, où ne résidaient qu'une poignée de nègres coupés de toute civilisation."
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