Combat de coqs

" - Quel plaisir, lui disais-je un soir que nous dînions ensemble, éprouves-tu à assister à ce spectacle cruel qui consiste à mettre en présence deux coq game et à obliger les deux combattants à s'entredéchirer à coups de bec et d'éperons, jusqu'au moment où le vaincu, tout sangant, doit implorer grâce ?
- Le même plaisir, me répondit-il, que les habitants du Midi de la France à assister aux courses de taureaux."
MADININA, REINE DES ANTILLES, William Dufougeré. (1929)

Allez-y ! Béquetez ! Frappez !



Allez-y ! Béquetez ! Frappez !


Il n'y a pas que William Dufougeré qui parle de ces combats. Voici deux récits, assez horribles, de fin de combat :

Séparation finale
Coup de grâce
"Les plumes volent et le sable se rougit du sang qui s'échappe de leurs blessures. Dans un sursaut de désespoir, le plus faible se ressaisit. Courageusement, il saute à la tête de son vis-à-vis, car il veut porter le coup décisif avant qu'il ne soit trop tard pour lui. Mais le voilà à terre, pour le "compte" cette fois semble-t-il. A coups de bec et de griffes, son vainqueur le piétine et le déchiquète. On sépare les gallinacés, l'un et l'autre épuisés, parfois estropiés."
ADIEU, FOULARDS, Christian Laigret (1958)
"Titubant, il cherche son adversaire et, malgré le sang qui l'aveugle, réussit à le frapper. Et rudement, car cette fois Gros-Sirop a le bec emporté. Il perd le souffle ; ses plumes se décollent lamentablement sur son cou. Becqueter, il ne le peut plus, mais ses yeux sont intacts heureusement et ses éperons solides. Sans se presser, il tourne autour de Pleurésie foudroyante, et quand le moment lui paraît favorable, V'lan... son arme terrible s'abat. C'est le coup de grâce pour Pleurésie foudroyante qui tombe raide, comme s'il était en bois."
JOYAUX DES TROPIQUES, Pierre Zizine (1937)


Voir la photo d'un combat de coq sur le site www.vincent-formica.com

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